S’appuyer sur les bonnes ressources d’aide
Si une offre te semble douteuse ou si quelqu’un essaie de te convaincre de suivre une pseudothérapie, prends immédiatement tes distances. Parles-en avec des personnes extérieures à cette offre, comme ton cercle amical ou des personnes de confiance. Tu peux aussi trouver du soutien auprès des centres de conseil et des associations LGBTIQ. De plus, n’hésite pas à contacter le service de conseil de LIEBESLEBEN : Notre équipe expérimentée est là pour t’aider avec tes préoccupations, et ce, dans différentes langues. Elle peut également te recommander des centres de conseil près de chez toi, qui proposent aussi des services en différentes langues.
Reconnaître les thérapies de conversion
Les thérapies de conversion peuvent parfois sembler anodines au premier abord : une recommandation de lecture, un rendez-vous avec un·e prétendu·e expert·e, ou une discussion de groupe animée par des aumônier·ère·s et des personnes soi-disant « guéries ». Ces pratiques peuvent prendre des formes variées et ne se présentent que rarement sous le nom de « thérapie de conversion ». Elles se dissimulent souvent derrière des termes tels que « consultation pour conflits liés à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre », « thérapie réparatrice » ou « accompagnement au changement ». Ces appellations visent à minimiser et à masquer leurs véritables intentions.
Ce sont souvent des aumônier·ère·s, des organisations religieuses, des groupes d’entraide, des associations, et parfois des médecins ou des psychologues, qui proposent ces thérapies de conversion. Ils adoptent une attitude amicale et bienveillante, et entament des discussions qui semblent innocentes. Au fil de la conversation, ils finissent toutefois par véhiculer un message nocif : selon eux, l’homosexualité, la bisexualité, la pansexualité, ainsi que le fait d’être transgenre, non binaire ou intersexe ne seraient pas acceptables et seules les personnes cisgenres et hétérosexuelles sont normales et peuvent trouver le bonheur. Pour appuyer ces idées, ils ont souvent recours à de prétendues réussites, des récits biaisés ou des preuves pseudoscientifiques.
Ton entourage (familial et amical) ou encore des personnes se prétendant neutres, comme des spécialistes, des conseiller·ère·s ou des communautés religieuses peuvent exercer une pression stratégique et t’inciter à suivre une thérapie de conversion, et ce, au moyen de commentaires indirects, d’histoires d’autres personnes ou d’arguments présentés comme scientifiques. Ne te laisse pas déstabiliser et n’hésite pas à demander de l’aide.